Module: Bibliothèque

Littérature touristique

Le Guide Vert est un guide touristique très connu et utilisé en France et dans d’autres pays francophones.  Voici des extraits de cette publication pour nos deux pays .  N.B.  Vous devez utiliser Adobe Reader pour ouvrir ces fichiers.

Le Canada

Le Maroc


 Comparaison des proverbes

Proverbes canadiens 
( www.lescitations.net/citations/proverbes/canadien/2/10.html )

1) L’argent ne pousse pas sur les arbres.

2) La fourchette tue plus de monde que l’épée

3) Les cornichons ne sont pas tous dans les pots.

4) En parlant du soleil, on en voit les rayons.

5) A force de taper sur un clou, on finit par l’enfoncer.

6) Qui a un toit de verre ne tire pas de pierres chez son voisin.

7) On ne peut empêcher un cœur d’aimer.

Proverbes marocains traduits en français
( http://www.mon-poeme.fr/proverbe/proverbes-marocains.php )

1)  Souhaite le mal à qui tu hais,  il retombe sur qui tu aimes.

2)  Que Dieu te protège de l’aveugle lorsqu’il commencera à voir.

3)  Si tu ne peux pas être une étoile au firmament, sois une lampe chez toi.

4)  Si tu veux perdre un ami, prête-lui de l’argent.

5) J’ai trouvé chez mon mari les malheurs que j’avais cru laisser chez mes parents.

6)  Loue ton ami en public et critique-le en tête-à-tête.

7)  Celui qui n’atteint pas la grappe dit qu’elle est acide.


Philosophie/Essais/Extraits littéraires 

Le Maroc

Identité nationale – le Canada

Terre de nos aïeux : quatre générations à la recherche du Canada – de Michael Ignatieff
Publié en 2009, chez Boréal.  C’est le 17ème livre de cet écrivain, intellectuel et politicien.
Michael Ignatieff est le chef actuel du parti Libéral fédéral, et chef de l’Opposition au gouvernement conservateur de Stephen Harper, Premier Ministre du Canada/

Extraits :
-«Aimer un pays est un acte d'imagination »

 -«Il faut imaginer le pays comme pourrait le voir un Québécois, un Québécois qui n'a jamais été attaché au drapeau, au Parlement et à l'évocation des sacrifices qui nous émeuvent parfois aux larmes. Voici un concitoyen qui a voté "Oui" aux référendums de 1980 et de 1995 pour diviser le pays. Il nous faudra comprendre ce que nous avons du mal à comprendre. Nous n'avons pas le choix. Un contrat d'indifférence mutuelle ne ferait que reporter à plus tard le jour funeste.»

Sur le mouvement souverainiste au Québec

«Ce Québécois devra comprendre l'intensité de l'attachement au Canada qu'il n'éprouve pas lui-même. Et il nous faudra comprendre, ou du moins respecter, le rêve qui l'anime.»

Sur la globalisation qui efface les identités nationales

[Certains pensent] «que les frontières s'effacent, que les traditions nationales se mélangent, que les vieilles passions nationalistes sont responsables des guerres et de l'intolérance [et que] ce qu'il faut, c'est être plus cosmopolite, ouvert sur le monde». « Faux. Le cosmopolitisme est le privilège de ceux qui détiennent un passeport, le luxe de ceux qui ont un pays à eux.»

Sur le rapport de sa famille avec le Canada

«J'ai grandi dans un foyer canadien, et mes parents étaient convaincus que la vie était ailleurs. Il en est ainsi dans tous les petits pays et sociétés provinciales du monde. [...] Ma famille m'a inoculé cette façon de voir, et la solution que j'ai trouvée a été de me sortir de là, de partir dans le grand monde [...]. Puis j'ai fait ce qu'ils ont tous fait, mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon oncle: je suis rentré à la maison. La vie était ailleurs, d'accord, mais ici se trouvaient mon problème, mon obsession, ma maison. Cette obsession, c'est de savoir si le Canada «a ce qu'il faut» pour devenir grand. »

Sa suggestion pour consolider l’identité nationale

«Nous envoyons du pétrole de l'Alberta et de la Saskatchewan aux Américains, en même temps que nous en importons de grandes quantités du Venezuela et du Moyen-Orient pour subvenir aux besoins de l'Ontario, du Québec et des Maritimes. À quoi cela rime-t-il?» Il se demande pourquoi Hydro-Québec envoie son surplus d'électricité aux États-Unis plutôt que vers l'ouest.

Michael Ignatieff connaît l'argument des marchés, mais n'y adhère pas. Nos ancêtres, écrit-il, «rétorqueraient que le pays n'aurait jamais vu le jour si la logique de l'argent avait tracé notre destinée. Si c'était le cas, nous serions américains».

( http://www.ledevoir.com/2009/04/17/246106.html   )


Questions d’identité

Au fond, on n’apprend vraiment à connaître ses propres traits culturels qu’à partir du moment où ils jurent avec ceux de la culture environnante.  En Alberta ou en Nouvelle-Angleterre je ne me sentais pas spécialement puritaine, mais lors de mes premières visites en Italie et en Provence, le rythme de vie méditerranéen m’a paru presque choquant.  J’ai mis longtemps à apprécier la beauté spécifique du farniente : les apéritifs interminables, les trains en retard, l’inefficacité des bureaux de poste me mettaient hors de moi… Je trouvais que, dans l’air même que je respirais, soleil figures poissons sensualité sable musique mer, il y avait trop de douceur et de beauté – sans lutte, sans sacrifice, sans « mérite »…Oui :  cela m’a permis de prendre la mesure de mon puritanisme.  

Dans le théâtre de l’exil, on peut se « dénoncer » comme étranger par son apparence physique, sa façon de bouger, de manger, de s’habiller, de réfléchir et de rire.  Petit à petit, consciemment ou inconsciemment, on observe, on s’ajuste, on commence à censurer les gestes et les attitudes inappropriés… Mais le plus gros morceau, si l’on aspire à se fondre dans la masse d’une population nouvelle, c’est bien évidemment la langue […] L’étranger, donc, imite.  Il s’applique, s’améliore, apprend à maîtriser de mieux en mieux la langue d’adoption… Subsiste quand même, presque toujours, en dépit de ses efforts acharnés, un rien.  Une petite trace d’accent.  Un soupçon, c’est le cas de le dire.  Ou alors… une mélodie, un phrasé atypiques… une erreur de genre, une imperceptible maladresse dans l’accord des verbes.. Et cela suffit.  … « Vous êtes allemand ?  Non ?  Hongrois ?  Chilien ? »  Which country ? comme on dit en Inde.  Non seulement cela, mais dès que vous la leur fournissez, cette information se cristallisera dans leur esprit, se figera, deviendra votre trait le plus saillant, la qualité qui, entre toutes, vous définit et vous décrit.  Vous serez la Russe, le Néo-Zélandais, le Sénégalais, la Cambodgienne et ainsi de suite […] Un [magazine] a cru élégant de commencer une critique d’un de mes livres par la phrase :  « Elle est morose, notre Canadienne »)… alors que, bien sûr, chez vous, votre nationalité était l’air même que vous respiriez, autant dire qu’elle n’était rien. »

Nancy Huston, Nord Perdu, Actes Sud, 1999. p. 31-34

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